10 millions d’euros d’ici mai 2027 pour accélérer les travaux d’adaptation au changement climatique : c’est le montant du plan d’urgence proposé par la Région pour une centaine de lycées du territoire. Si le CESER reconnaît la nécessité d’apporter des réponses rapides aux intenses épisodes de chaleur, il s’interroge sur les critères de priorisation des actions. Il estime que la stratégie régionale, pour résoudre l’inconfort thermique, doit être globale, pluriannuelle, ambitieuse et cohérente.
La délibération du Conseil régional prévoit l’attribution pour les lycées d’une dotation globale de fonctionnement (DGF) de 74,2 M€ ainsi qu’un fonds de soutien exceptionnel de 4 M. Avec l’intégration, dans les calculs de dotation, du niveau de fonds de roulement (FDR) des établissements. Sur ce point le CESER, s’il comprend la démarche, considère que l’analyse de la situation financière des lycées doit être complétée par un ensemble de critères complémentaires permettant d’apprécier les besoins réels et spécifiques des établissements. Il préconise (à nouveau) que les dépenses de fluides soient isolées dans le suivi budgétaire afin d’éviter qu’elles ne deviennent une variable d’ajustement pénalisant les actions pédagogiques.
Suite aux récentes manifestations des lycéens, le CESER estime que la consultation, l’écoute et la prise en compte des préoccupations des lycéens devraient être renforcées.
