Face aux nombreux bouleversements qu’a connus la Région en 2026 et qui vont se répercuter sur son budget 2027, celle-ci n’a d’autre choix, dans ses réflexions budgétaires, que d’opter pour la prudence. D’autant que sa dépendance accrue à l’emprunt et aux co-financements, qu’ils proviennent de l’Europe ou de l’État, augmente sa vulnérabilité.
Les orientations budgétaires (OB) de la Région, que le CESER partage, visent donc à consolider la trajectoire financière se traduisant par une baisse de la durée de désendettement (ramenée à 7,1 an en 2030) et une amélioration du taux d’épargne brute (à 17 % en 2027), afin de reconstituer des marges de manœuvre financières. Le CESER prend acte de ces objectifs, plus ambitieux encore que l’an dernier.
Le CESER dénonce le désengagement financier massif de l’État, voire brutal dans certains champs comme la formation professionnelle ou l’apprentissage. Mais il s’interroge sur les critères de sélection et les modalités des arbitrages budgétaires opérés par la Région ; il encourage celle-ci à garantir la continuité des services publics et, face à l’urgence climatique, à approfondir le recours aux éco-socio-conditionnalités et à anticiper l’impact des transitions à venir.
